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Ma liberté…libertaire/Critique de la «liberté» de droite (1ère partie)

Liberté. Un mot fort de sens…et d’interprétations. Car de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, on attribue une foule d’interprétations et de définitions à cette idée. J’ai eu l’idée de ce texte en entendant un jeune libéral dire, lors d’une entrevue lors d’un reportage, que la liberté était l’une des valeurs de son parti (PLQ). S’agissait-il de la même liberté que celle que je conçois et désire ? Que non !

Mon but ici n’est pas d’affirmer que mon interprétation de la liberté est la seule valable. Je souhaite exposer la liberté humaine, comparativement à la liberté du commerce et du capital que l’on nous montre à longueur de journée.

Premièrement, nos deux visions de la liberté sont carrément incompatibles; une liberté «de gauche» ne pouvant pas s’accorder avec une liberté «de droite». En tant qu’anarchiste, je suis anti-capitaliste. Je suis donc opposée à une liberté pour le marché, au détriment d’une liberté pour les êtres humains. Parce que comme tout le monde le sait, dans notre système actuel, les biens et le capital traversent aisément les frontières…mais pas les humains. Donc est-ce qu’une liberté réservée à l’argent est une liberté pour les humains ? Je crois que poser la question c’est y répondre. Un bon exemple de ça: les réunions pour décider de la “liberté” pour le capital se déroulent toujours derrière des portes closes et des flics de l’anti-émeute armés jusqu’aux dents ! Si il y aurait une véritable liberté pour les hommes, les femmes et les enfants, il n’y aurait pas de prison pour enfermer les immigrants et immigrantes. Les réfugié(e)s politiques ne seraient pas refusé(e)s. Il n’y aurait pas de certificats de sécurité.

En fait, je crois qu’une véritable liberté ne pourra être compatible tant et aussi longtemps que les États-nations subsisteront. Car ceux-ci empêchent une réelle liberté de circulation. Cet aspect sera traité dans la seconde partie de ce texte.

P.S. Est-ce que quelqu’un(e) connaît un synonyme pour liberté ?

Identité malade…

J’ai entendu parler comme à peu près tout le monde du projet de loi identitaire proposé par le Parti Québécois. Et je ne sais pas quoi en penser. Il y a de ça quelques mois que je ne me décris plus comme souverainiste (je l’ai été pendant six ans environ). Moi qui jadis adorait le drapeau québécois… Maintenant ce drapeau me lève le coeur.

Voilà quelques mois que je ne suis plus nationaliste; je suis internationaliste. Oui j’aime toujours le Québec; mais pas au point de demander une fermeture des frontières, pour empêcher une supposée «invasion». Je trouve ce débat sur l’identité carrément dégueulasse… Je n’avais pensé auparavant que certains des hommes et des femmes vivant au Québec pouvaient être aussi racistes. Je me demande où la Commission Bouchard-Taylor va se rendre et si c’était vraiment nécessaire. Et est-ce que le rapport qui va en découler va réellement être utilisé ?

Mais pour revenir au vif du sujet, ce n’est pas pour rien que j’ai nommé ce billet «Identité malade». Celle de la terre où je suis née est malade…et la mienne aussi. C’est peut-être exagéré comme constat; mais j’ai la nette impression qu’il y a présentement une crise identitaire au Québec. Si je recule dix ans en arrière, je n’entendais jamais des propos réclamant de contrôler davantage l’immigration, voire même de la réduire ou même de carrément l’interdire. Qu’est-ce qui s’est passé entre temps ? Avez-vous une explication ?

Et quand je dis que mon identité est malade, c’est que je n’arrive pas encore, en tant que libertaire internationaliste, à trouver ma place dans ce débat, qui est parfois fou par moments. J’ai tout d’abord réagit en me disant qu’étant donné que je n’étais plus nationaliste que cette question me concernait moins. J’ai changé d’idée en me rendant compte que des décisions prises dans le futur concernant ce débat…pourraient être des décisions, carrément de droite.

À vrai dire, j’ai peur. J’ai peur quand je me rends compte qu’un forum néo-nazi, après s’être fait remarqué par LCN, recueille un paquet de nouvelles inscriptions. J’ai peur quand je vois un parti fasciste se faire élire en Suisse. J’ai peur que la société québécoise finisse par embrasser ces idéaux un jour.

J’ai peur. Et je cherche quoi faire. Car je ne peux pas rester là…à ne rien faire.

 

Les étudiants et étudiantes endormi(e)s Ou La montée de la droite

Une autre association étudiante s’est prononcée contre la grève dernièrement (l’Association Étudiante du Secteur des Sciences de l’UQÀM). Au risque de paraître pessimiste, je ne crois pas qu’il y aura une grève étudiante cet automne, voire même cet hiver. Je trouve les étudiant(e)s (qu’ils et elles soient au cégep ou bien à l’université) carrément endormi(e)s par le discours ambiant néolibéral. On dirait qu’une bonne partie d’entre eux (et elles) sont rendus avec des coeurs de pierre et que leur valeur suprême se résume malheureusement à deux choses: l’argent et leurs criss de nombrils.

Je n’arrive tout simplement pas à comprendre comment ça se fait, que la même génération, qui est montée aux barricades en 2005 à cause d’une coupure dans le programme des prêts et bourses,  ne réagit presque pas lorsqu’on réduit l’accessibilité aux études supérieures. Comme si elles avaient subies un lavage de cerveau depuis la fin de la dernière grève…

J’ai comme l’impression que plusieurs choses démontrent clairement une montée de la droite au Québec, et ce à plusieurs niveaux. Les étudiants et étudiantes ne veulent plus défendre leurs droits, l’ADQ devient l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, les discours racistes et xénophobes concernant l’immigration se font de plus en plus présents… J’exagère peut-être, mais reste que la gauche au Québec est en train de manger une estie d’claque. Comment et quoi faire pour inverser la tendance ?