Archive for the 'Opinions politiques' Category

Ma liberté…libertaire/Critique de la «liberté» de droite (1ère partie)

Liberté. Un mot fort de sens…et d’interprétations. Car de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, on attribue une foule d’interprétations et de définitions à cette idée. J’ai eu l’idée de ce texte en entendant un jeune libéral dire, lors d’une entrevue lors d’un reportage, que la liberté était l’une des valeurs de son parti (PLQ). S’agissait-il de la même liberté que celle que je conçois et désire ? Que non !

Mon but ici n’est pas d’affirmer que mon interprétation de la liberté est la seule valable. Je souhaite exposer la liberté humaine, comparativement à la liberté du commerce et du capital que l’on nous montre à longueur de journée.

Premièrement, nos deux visions de la liberté sont carrément incompatibles; une liberté «de gauche» ne pouvant pas s’accorder avec une liberté «de droite». En tant qu’anarchiste, je suis anti-capitaliste. Je suis donc opposée à une liberté pour le marché, au détriment d’une liberté pour les êtres humains. Parce que comme tout le monde le sait, dans notre système actuel, les biens et le capital traversent aisément les frontières…mais pas les humains. Donc est-ce qu’une liberté réservée à l’argent est une liberté pour les humains ? Je crois que poser la question c’est y répondre. Un bon exemple de ça: les réunions pour décider de la “liberté” pour le capital se déroulent toujours derrière des portes closes et des flics de l’anti-émeute armés jusqu’aux dents ! Si il y aurait une véritable liberté pour les hommes, les femmes et les enfants, il n’y aurait pas de prison pour enfermer les immigrants et immigrantes. Les réfugié(e)s politiques ne seraient pas refusé(e)s. Il n’y aurait pas de certificats de sécurité.

En fait, je crois qu’une véritable liberté ne pourra être compatible tant et aussi longtemps que les États-nations subsisteront. Car ceux-ci empêchent une réelle liberté de circulation. Cet aspect sera traité dans la seconde partie de ce texte.

P.S. Est-ce que quelqu’un(e) connaît un synonyme pour liberté ?

Les Québécois et Québécoises n’ont pas de couleur !

Le 26 novembre dernier, un article est paru dans La Presse, au sujet des nombreux mythes qui sont véhiculés depuis le début des audiences de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. L’un d’entre eux (et la réponse qui y fut adressé) m’a particulièrement fait réagir:

Les Québécois seront bientôt minoritaires au Québec.

Faux. En ce moment, seulement 10% de la population du Québec est née à l’extérieur du pays. Dans le but d’accroître sa population jeune et sa main-d’oeuvre, le Québec recrute environ 45 000 immigrants par année et reçoit quelques milliers de réfugiés. À ce rythme, il faudrait 150 ans pour que les Québécois de souche deviennent minoritaires.

En cinq phrases, les auteures de cet article venaient de répondre d’une belle façon aux racistes et xénophobes de tout acabit réclamant une fermeture des frontières du Québec, à toute forme d’immigration non-blanche. Entre vous et moi, en quoi les Blancs sont en danger au Québec ? Pourquoi une personne de race noire, asiatique, autochtone et j’en passe, ne pourrait pas être un(e) Québécois(e) à part entière ?

Je suis d’accord quand on dit qu’il faut protéger la langue française. Mais que l’on ne vienne pas me casser les oreilles avec le «danger du mélange ethnique» ! C’est vraiment n’importe quoi ! Certaines personnes blâment les personnes immigrantes parce qu’elles viennent s’établir ici. Mais si nous ne faisons plus beaucoup d’enfants, c’est de notre faute. Ils et elles n’ont absolument rien à voir là-dedans !

Et puis, je vous pose la question: Qu’est-ce qu’un Québécois a de plus qu’un Français, un Marocain, un Japonais, ect. ?

 

 

La réforme Chavez rejetée au Venezuela

J’ai appris ce soir, par le biais de la radio, que le référendum portant sur la réforme constitutionnelle qu’Hugo Chavez voulait instaurer au Vénézuela, a été remporté par le camp du Non.

Ma première réaction a été la déception…mais pas tant que ça en même temps. En tant que libertaire, je suis plutôt critique du socialisme d’État. J’étais plutôt méfiante face à certains points de cette réforme, en particulier ceux qui auraient permis à Chavez de censurer les médias et d’instaurer des états d’urgence illimités. Dans le système où nous vivons actuellement, je continue de considérer que la démocratie ça se passe dans les deux sens et cette idée de censurer les médias me semblait vraiment anti-démocratique.

Pour ce qui est de sa volonté d’instaurer le socialisme comme système économique et social et de l’enchâsser dans la constitution, là aussi j’étais sceptique et plutôt méfiante. L’opposition parlait d’un système à la Fidel Castro. Peut-être. Manquant d’information et de temps, ce n’est pas ce soir que je vais m’exprimer là-dessus. Plus tard, peut-être !

Un parti pour si, un parti pour ça

Il y a une chose que je ne comprends toujours pas au sujet du PCR (et autres partisans du communisme autoritaire): celle de l’absolue nécessité d’un parti pour diriger les hommes et les femmes vivant sur notre planète vers leur libération. Pourquoi ? Ils et elles, selon vous, seraient incapables d’y parvenir par eux-mêmes ?

Je sais que je me répète; mais je trouve ça infantilisant comme conception. Nous ne sommes pas des enfants ! Ce que je veux dire par là, c’est que les masses ne sont pas dupes au point d’avoir besoin de se faire tenir la main pour accéder à la liberté.

Un individu, sur le blogue du collectif anarchiste La Nuit (dans les commentaires) a reproché à Nicolas Phébus d’avoir un ton universitaire, ce qui était loin d’être le cas. Mais qu’est-ce qui est le plus méprisant ? Qu’un libertaire adopte un ton un tant soit peu baveux dans une critique d’un parti communiste ou bien qu’un partisan de l’autoritarisme considère que les masses sont constituées de personnes pas assez intelligentes pour se libérer de leurs chaînes par elles-mêmes, et qu’ainsi l’intervention d’un parti est nécessaire ?

Je vous laisse y répondre !

Identité malade…

J’ai entendu parler comme à peu près tout le monde du projet de loi identitaire proposé par le Parti Québécois. Et je ne sais pas quoi en penser. Il y a de ça quelques mois que je ne me décris plus comme souverainiste (je l’ai été pendant six ans environ). Moi qui jadis adorait le drapeau québécois… Maintenant ce drapeau me lève le coeur.

Voilà quelques mois que je ne suis plus nationaliste; je suis internationaliste. Oui j’aime toujours le Québec; mais pas au point de demander une fermeture des frontières, pour empêcher une supposée «invasion». Je trouve ce débat sur l’identité carrément dégueulasse… Je n’avais pensé auparavant que certains des hommes et des femmes vivant au Québec pouvaient être aussi racistes. Je me demande où la Commission Bouchard-Taylor va se rendre et si c’était vraiment nécessaire. Et est-ce que le rapport qui va en découler va réellement être utilisé ?

Mais pour revenir au vif du sujet, ce n’est pas pour rien que j’ai nommé ce billet «Identité malade». Celle de la terre où je suis née est malade…et la mienne aussi. C’est peut-être exagéré comme constat; mais j’ai la nette impression qu’il y a présentement une crise identitaire au Québec. Si je recule dix ans en arrière, je n’entendais jamais des propos réclamant de contrôler davantage l’immigration, voire même de la réduire ou même de carrément l’interdire. Qu’est-ce qui s’est passé entre temps ? Avez-vous une explication ?

Et quand je dis que mon identité est malade, c’est que je n’arrive pas encore, en tant que libertaire internationaliste, à trouver ma place dans ce débat, qui est parfois fou par moments. J’ai tout d’abord réagit en me disant qu’étant donné que je n’étais plus nationaliste que cette question me concernait moins. J’ai changé d’idée en me rendant compte que des décisions prises dans le futur concernant ce débat…pourraient être des décisions, carrément de droite.

À vrai dire, j’ai peur. J’ai peur quand je me rends compte qu’un forum néo-nazi, après s’être fait remarqué par LCN, recueille un paquet de nouvelles inscriptions. J’ai peur quand je vois un parti fasciste se faire élire en Suisse. J’ai peur que la société québécoise finisse par embrasser ces idéaux un jour.

J’ai peur. Et je cherche quoi faire. Car je ne peux pas rester là…à ne rien faire.

 

À la question sociale, pas de solution nationale !

La question nationale, j’en ai marre. J’en ai assez de cette guéguerre de drapeaux, qui n’est rien d’autre qu’un épouvantail pour éviter de parler des véritables problèmes. Quelle est la cause du problème grandissant de la pauvreté au Québec: le capitalisme et les inégalités qu’il engendre ou le drapeau canadien ? Poser la question, c’est y répondre. Il semble pourtant évident qu’on ne solutionne pas un problème social avec une solution uniquement nationaliste. Pourquoi continuer à se voiler la face ? La souveraineté nous donnerait des petits «cadeaux», mais sans plus.

Il est plus que nécessaire que le nationalisme cesse d’être la grille d’analyse majoritaire au Québec. Cette grille d’analyse écrase les plus démunis depuis plusieurs décennies, en leur faisant miroiter une idée de pays, en échange de leur silence et de leur complicité docile. Pendant ce temps, la minorité dirigeante continue, à chaque jour, de les exploiter et de les écraser. En d’autres termes, les plus pauvres sont littéralement pris en otage, pour une criss de question de drapeau.

On tente aussi de nous faire croire qu’au moment où le Québec sera un pays, que le PQ se mettra tout d’un coup à appliquer des politiques de gauche. Il pourrait facilement le faire maintenant, mais il est responsable de l’introduction des mesures néo-libérales au Québec. Pas besoin d’un BAC pour se rendre compte que ce n’est que la poudre aux yeux ! 

La NEFAC a publié un texte fort intéressant sur cette question, qu’il est possible de consulter en ligne à l’adresse suivante: http://nefac.net/node/1114