Archive for the 'Coups de gueule' Category

La gangrène du mouvement étudiant

Alors que le droit à l’éducation subit l’une de ses pires attaques, la FEUQ (Fédération étudiante universitaire du Québec) “réplique” avec une manif ! Rien qu’une manif ! Juste ça ! Pourquoi !? Je me demande sérieusement, si les hommes et les femmes composant l’exécutif de cette fédération, ont réellement le droit à l’éducation à coeur. Le dégel des frais de scolarité est une attaque directe à l’accessibilité à l’éducation et ces lâches préfèrent accepter la défaite, plutôt que d’avoir de la dignité et la décence de se battre.

Il y a, hélas, de ces personnes au sein du mouvement étudiant québécois, qui le tue de l’intérieur. Comment peut-on espérer faire reculer le gouvernement dans sa tentative de saboter le droit à l’éducation, si une partie d’entre nous ont le défaitisme comme leitmotiv ?

Faut se réveiller bon sang ! Nous avons des traîtres dans notre propre camp ! Ce n’est pas pour rien que l’adjectif «carriériste» est utilisé pour les décrire ! Car c’est ce qu’ils et elles sont réellement ! Leur C.V. leur importe davantage. Pourquoi est-ce que nous les tolérons encore ?

Maudite police raciste !

Moi et une autre personne avons été témoins hier soir d’un acte d’intimidation raciste de la part de deux policiers hier soir, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec. Un jeune homme noir a été interpellé car il fumait un joint en pleine rue. J’suis certaine que les policiers auraient agit différement, s’il avait été Blanc.

Leur attitude puait le racisme de bas étage à plein nez. Le premier policier est sorti de la voiture pour faire je ne sais pas quoi dans le coffre de la voiture. L’autre est ensuite sorti pour nous demander si nous étions avec le jeune homme, sur un ton menaçant. Nous avons répondu que non. Il a baissé les épaules et est retourné dans la voiture. La remarque qu’a lancé l’autre boeuf va rester longtemps dans mon esprit: «Lâche pas les gangs de rue».

TABARNAK ! Si c’est pas du racisme, c’est quoi !? La police à Québec peut bien tolérer les boneheads, elle est elle-même raciste ! Il leur manque juste des croix gammées ou des croix celtiques sur leurs putains d’uniformes !

Racisme au MLNQ: Le silence est complice !

«Je parle en mon nom personnel et pas en celui de tous ceux qui sont ici, mais je préfère qu’on fasse plus d’enfants que de laisser entrer plus d’immigrants. Je ne suis pas raciste, mais ce n’est pas avec des enfants mélangés avec des Africains que la culture québécoise va s’épanouir».*
Quoiqu’en dise le chef de ce groupe, Raymond Villeneuve et son chien de poche habituel (Pierre Falardeau), le racisme est bel et bien présent au sein de cette organisation. Lorsque de tels propos sont tenus lors d’une manifestation du groupe dont ils font partis et que ceux-ci ne lèvent pas le petit doigt pour les dénoncer, je crois qu’il y a une tolérance, voire même une acceptation, si silencieuse soit-elle. Le MLNQ a beau ne plus demander de moratoire sur l’immigration, reste que de tels mots veulent dire le contraire.

C’est ce genre de propos qui m’ont peu à peu dégoûté du mouvement souverainiste au Québec. Ça me désole de constater que des hommes et des femmes tiennent encore ce discours, voulant que l’immigration soit à la cause de nos problèmes sociaux et économiques, alors que la source du problème n’est pas une affaire de drapeaux, mais bien en l’existance même du capitalisme et du contrôle étatique. Depuis quand un drapeau est-il responsable d’une pauvreté toujours grandissante !? Poser la question, c’est y répondre ! 

*Ces propos ont été tenus par Félix Ouellet-Théberge, lors de la manifestation du MLNQ du 1er juillet dernier à Québec ( http://www.cyberpresse.ca/article/20070707/CPSOLEIL/70705062/-1/CPSOLEIL).

Quand l’humour va trop loin…

Je n’avais jamais pensé, avant ce soir, que ce blog me servirait à dénoncer des propos tenus par un humoriste. Cependant, je considère que je ne peux pas rester de marbre, face à ce que j’ai entendu ce soir. Je reviens d’un spectacle gratuit, dans le cadre du Grand Rire, un festival d’humour annuel qui a lieu à Québec. L’humoriste Jean-François Mercier a tenu des propos, qui selon moi, sont exagérés. Pour ceux et celles qui ne le replace pas, c’est lui qui écrivait les scénarios de la série télévisée Les Bougons avec François Avard.

Est-ce qu’il jouait un personnage ce soir ? Je ne pense pas. Je vais tenter de retranscrire ses propos, mais il est possible que je me trompe (il est très tard et je suis épuisée). Je considère qu’une expression comme «gros sale» pour désigner une personne vivant de l’aide sociale est inappropriée. Comme le fait de dire qu’un aveugle qui se retrouve le bras coincé dans une moissonneuse-batteuse, «c’est drôle en tabarnak». J’ai été outrée de l’entendre dire que des handicapés devraient travailler, car s’ils se blessent, que ce n’est pas grave. Est-ce que des personnes handicapées, sont selon lui, des citoyens et citoyennes de seconde classe !?

Il a fait une comparaison entre les Québécoi(e) s et les Chinoi(e) s, en disant qu’il n’avait jamais vu de grosse criss de b.s. chinoise. Une femme a alors réagit dans l’assistance et il a répondu que la «grosse criss de b.s. chinoise» qu’elle avait vu, devait en fait être une Amérindienne. Ces propos m’ont scandalisée, considérant que les femmes amérindiennes subissent souvent énormément de violence physique, psychologiques et sexuelles et qu’elles sont trop souvent laissées à elles-mêmes.Peut-être que mon interprétation est erronée et que je ne suis pas faire pour l’humour “rentre-dedans”. Mais je ne pouvais pas rester muette face à des propos témoignant d’autant de mépris. Et il y aura une preuve écrite quelque part sur le web pour en témoigner.

Un geste insensé…

Je suis tombée sur cette nouvelle la semaine dernière (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/regional/modele.asp?page=/regions/ottawa/2007/06/21/010-maniwaki-vandalisme-centre.shtml) et elle m’a carrément levé le coeur. Un centre culturel algonquin situé dans une réserve, près de Maniwaki en Outaouais a été vandalisé, le 21 juin dernier. Des croix gammées et des slogans vantant la suprémacie blanche ont été peints sur l’édifice. Le plus odieux là-dedans, c’est que ces actes ont été commis en la Journée nationale des autochtones.

C’est juste crissement lâche comme geste ! Ça donne quoi !? Je ne comprends vraiment, mais vraiment pas.

Vos drapeaux me lèvent le coeur…

Et là je parle autant des drapeaux du Québec et du Canada (car ce sont les drapeaux que je vois le plus souvent). Oui vous avez le droit de fêter vos fêtes nationales et d’exhiber vos drapeaux tels des trophées de chasse, mais je ne me sens pas à l’aise dans toute cette mascarade. Un drapeau est devenu un outil de lavage de cerveau à mes yeux. Un épouvantail qui est brandit, à chaque fois qu’une supposée «menace» apparaît. Je m’explique.

Souvenez-vous du débat qu’il y a eu sur les accomodements raisonnables. Des gens sont allés jusqu’à réclamé, sur la place publique, la fermeture des frontières ! Une putain de fermeture des frontières ! La culture québécoise n’a jamais été en péril, d’aucune façon. Cette réaction était donc carrément inappropriée et digne d’un racisme et d’une xénophobie flagrante. Certaines personnes ont donc brandit le spectre de la pauvre p’tite nation menacée pour que leurs idéaux passent mieux.

Un autre exemple, plus récent. Lors de la manifestation du 22 juin, qui avait été organisée par les Coalitions Guerre à la Guerre !: Valcartier 2007 et Québec pour la paix, qui visait à dénoncer la participation militaire du Canada en Afghanistan, j’ai fait partie du contingent orange qui a marché aux côtés d’un défilé militaire, formé des soldats et soldates qui se rendront bientôt en Afghanistan. J’ai été estomaquée et choquée de voir le nombre de personnes qui nous chahutaient, en brandissant leurs drapeaux unifoliés. Ces personnes étaient tellement fières de voir défiler devant eux, 2000 soldat(e)s qui vont servir de chair à canon, afin de servir les visées impérialistes canado-américaines. C’était dégueulasse ! Avant cette manifestation, je ne comprenais pas totalement la critique qui est formulée par les libertaires, selon quoi le nationalisme est un outil qui est utilisé par les gouvernements, afin de servir le militarisme. Maintenant je comprends ! Ça ne pouvait pas être plus clair, d’ailleurs. 

Une situation insensée et scandaleuse

«La présence d’un seul anesthésiste oblige les mères à effectuer un choix difficile. Lorsque le spécialiste s’absente, comme ce sera le cas dès le 25 mai, l’établissement n’a d’autre possibilité que de fermer sa salle d’opération pour la période prévue. Cette fermeture temporaire survient une semaine sur deux.

Les cas de chirurgie et d’accouchement peuvent toutefois être transférés vers Rouyn-Noranda ou encore vers l’Ontario. La distance de déplacement, qui représente parfois plus de 100 km, et le stress additionnel font en sorte que les futures mamans choisissent une autre méthode pour accoucher, le balayage des membranes ou stripping. Cette méthode permet de déclencher d’une manière artificielle les contractions en vue d’un accouchement.

La directrice des services professionnelles au Centre de santé et des services sociaux du Lac-Témiscamingue, la Dre Annie Léger, soutient que la méthode du stripping est utilisée en dernier recours. « Ce n’est pas une alternative qu’on va nécessairement prôner. On cherche toujours à faire des accouchements dans un milieu sécuritaire, ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on demande aux patientes de se diriger vers un autre établissement pour leur accouchement », explique la directrice.

Devant ce problème, la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Johanne Morasse, dénonce les conséquences provoquées par le manque d’anesthésistes au centre hospitalier de Ville-Marie. Selon la députée, il est impensable que les futures mères aient à choisir entre être provoquées artificiellement pour accoucher ou choisir un autre établissement.
Johanne Morasse estime que le gouvernement doit investir en santé afin d’éviter que les femmes enceintes ne se retrouvent devant un tel dilemme. « D’habitude, on doit être au service du patient, et c’est non au patient d’être à la merci des disponibilités des services de médecine. C’est pourquoi, nous on crie haut et fort à l’Assemblée nationale qu’il serait désolant de ne pas utiliser les transferts fédéraux pour offrir davantage de soins de santé à la population qui en a grandement besoin », soutient la députée.

Le Centre de femmes du Témiscamingue a également réagi face à cette situation. La travailleuse communautaire Sophie Paquin croit fermement que les mères ont le droit d’avoir un service à longueur d’année afin d’accoucher dans les conditions qu’elles désirent.

Avec le départ de l’anesthésiste, à partir du 25 mai, la salle d’opération du centre hospitalier de Ville-Marie sera temporairement fermée pour une période d’une semaine.»

Source: http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2007/05/23/004-accouchement-anesthesiste.shtml

Les libéraux ont préféré des baisses d’impôts plutôt que d’aider ces femmes. Ça n’a aucun sens ! J’ai la désagréable impression que pour Charest, les hommes et les femmes résidant en région, sont des citoyens et citoyennes de seconde classe. Il a bien fallu qu’un homme meurt à Rouyn-Noranda afin qu’un service ambulancier décent soit offert. Va-t’on attendre la mort d’un bébé avant de faire quelque chose ?

 

La gaugauche, y’en a marre !

Je suis plus que tannée de la gauche «molle» et peureuse. Tannée de ces hommes et de ces femmes qui ne se rendent pas compte qu’ils et elles aident le capitalisme, avec leur mollesse crasse. À quoi un forum social va t’il réellement changer les choses ? Tout ce que ça va donner, c’est une fin de semaine où des bien-pensant(e)s vont s’adonner une à une foutue masturbation intellectuelle.

J’suis carrément écoeurée de Québec Solidaire, du NPD et de toute cette criss de gauche institutionnalisée. De ces ennemis d’un véritable changement et réformateurs capitalistes. De ces partisans et partisanes de l’incessante exploitation de la classe ouvrière. 

L’obstination péquiste

Je ne suis pas une analyste de la politique. Mais j’interprète la débandade subie hier par le PQ comme un message clair de plusieurs électrices et électeurs québécois(e)s, qu’ils et elles sont tanné(e)s que le PQ soit branché uniquement sur son désir de référendum à tout prix et de souveraineté.

Il fallait les voir les péquistes, lors du discours d’André Boisclair hier soir, pour comprendre en une fraction de seconde qu’ils et elles n’ont absolument pas compris le message. Quel était leur message ? «On veut un pays ! On veut un pays !». Je suis tellement TANNÉE de l’entendre cette maudite cassette-là ! Changez de discours, calvaire ! Est-ce que leurs convictions politiques se résument à vouloir un pays !? Au diable les questions sociales et seulement un pays pour un drapeau ? Voyez-vous, c’est justement pour ça que je n’ai pas voté pour le PQ hier. J’en ai assez de cette obstination, de cet aveuglement. Le nationalisme en général commence à me donner des hauts le coeur, mais ça, c’est autre chose (j’écrirai un article là-dessus à un moment donné). Je suis présentement dans une période de «rush» cette semaine. Mais je vais pondre un petit quelque chose là-dessus, promis.

SCANDALEUX !

Je viens tout juste d’apprendre que le site internet de la coalition Nous on vote pas ! a reçu une mise en demeure du Directeur général des élections, pour avoir fait la promotion de l’abstentionnisme. Ça n’a aucun sens ! Depuis quand faire la promotion de l’abstentionnisme est un crime !? Je n’en reviens juste pas ! Ce type d’attitude m’inquiète également par les dérives qu’il pourrait bien emmener. Alors je suppose que ce DGE serait favorable à une loi demandant que le vote soit obligatoire, sous peine d’amende ou de prison ?

L’adresse du site en question: http://nousonvotepas.org

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