Archive for the 'Anarchisme' Category

Citation de la semaine

«First they came for the Jews
And I did nothing to help them because I was not a Jew
Then they came for the communists
And I did nothing to help them because I was not a communist
Next they came for the trade unionists
And I did nothing to help them because I was not a trade unionist
And then they came for me
And there was no one left to help me»

Petit vidéo anar

À lire sur Voix de faits

Pour ceux et celles ayant suivit les échanges que j’ai eu avec un sympathisant du PCR, un camarade du collectif La Nuit (NEFAC-Québec) a publié une critique anarchiste du programme du PCR sur le blogue du collectif.

Vidéo sur l’anarchisme


Ici et Maintenant- Fédération Anarchiste

Voix de faits maintenant à la radio !

Nouvelle parution de Cause Commune

Le numéro 16 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous. Un pdf à basse résolution –format tabloid– est disponible. Au sommaire du no 16 (format HTML)

Communiste libertaire, pourquoi ?

Cet article est en réponse à un commentaire laissé par Matchafa me demandant d’expliquer ma position politique.

À première vue, «communiste» et «libertaire» peuvent sembler contradictoires, mais il n’en est rien. Je suis communiste car je suis en faveur du partage de la richesse et des moyens de production. Or, je n’appuie aucunement les dictatures communistes, les «terreurs rouges». Car je suis une fervente amoureuse de la liberté et je me suis vite aperçue que ce type de régime politique ne la permettait pas. Et j’ai aussi un profond dégoût pour le concept «d’avant-garde éclairée» qui est mise de l’avant par les communistes autoritaires, dont entre autre le PCR (Parti Communiste Révolutionnaire, maoïste). Je trouve cette conception totalement infantilisante. Comme si les hommes et les femmes vivant sur cette planète avaient besoin qu’on leur tienne la main afin qu’ils et elles puissent se libérer et briser leurs chaînes ! La Terre à ce que je sache, n’est pas une garderie !

Bon exit la montée de lait, je retourne au sujet principal de cet article. J’ai employé cet exemple pour illustrer le fait que je suis non seulement communiste, mais aussi anarchiste (ou libertaire). Je suis pour l’abolition de l’État car selon moi, nous n’avons pas besoin d’un gardien au-dessus de nos têtes, afin de pouvoir mener nos vies. Nos gouvernements sont contrôlés par une élite qui se crisse carrément de ce que nous voulons, de nos besoins et de nos désirs. Nous n’avons pas de réel pouvoir. Même si nous pourrions élire un gouvernement de gauche, cette élite s’arrangeait pour que celui-ci renie ses engagements, afin qu’elle ne perde pas ses nombreux privilèges. Avons-nous vraiment besoin des patrons et des proprios ? Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir le choix de ce que nous voulons faire ? Nous ne sommes pas libres, ce n’est qu’une illusion ! Nous vivons avec des chaînes et des colliers qui se serrent autour de notre cou si nous osons parler trop fort.

Tu comprendras donc Matchafa que je ne me porterai jamais candidate à une élection, car je m’oppose au principe d’un gouvernement paternaliste et infantilisant. J’ai déjà voté, mais je ne le ferai plus. Me choisir un maître ? Non merci !

L’anarchie de A à Z: C comme communisme libertaire

Dans ses buts et principes, la NEFAC se définit comme une fédération regroupant des militantEs qui s’identifient à la tradition communiste dans l’anarchisme. Plusieurs froncent alors les sourcils : « Vous êtes à la fois anarchistes et communistes? Tout le monde sait très bien que les anars sont des individualistes forcenés, tandis que les communistes sont des staliniens en puissance. Être anarchiste et communiste, c’est totalement contradictoire ». C’est bien mal connaître l’histoire du mouvement anarchiste, au sein duquel existe un courant communiste depuis près de 130 ans. Comme l’expliquait Carlo Cafiero dès la fin du 19e siècle, « nous devons être communistes, parce que nous sommes des anarchistes, parce que l’anarchie et le communisme sont les deux termes nécessaires de la révolution ». Voici pourquoi.

Les préjugés font la vie dure au communisme. Lorsqu’on entend ce mot, on l’associe spontanément à des régimes dictatoriaux où la liberté individuelle est réduite à néant par un parti unique tout puissant. Les anarchistes en savent quelque chose, eux qui ont tant soufferts dans les prisons et les goulags des États soit-disant « communistes » (tout particulièrement en URSS). Mais contrairement à leurs tortionnaires, ces mêmes anarchistes sont bien souvent de véritables communistes, c’est à dire des partisans de la mise en commun des moyens de production et d’échange. En effet, les anarchistes considèrent que l’égalité n’est qu’une illusion si certains sont en mesure d’acheter le labeur d’autrui et de faire des profits sur le dos des autres. Cette inégalité par rapport à la propriété a conduit à la hiérarchisation de la société en classes. Le communisme, en expropriant la richesse des mains d’une minorité possédante pour la redistribuer à la société toute entière, permet de mettre un terme à l’inégalité économique qui sert de fondement au capitalisme.

Beau programme direz-vous. Mais ce n’est pas assez. Les anarchistes, bien que communistes, sont aussi anti-autoritaires. Pour que l’égalité économique chèrement conquise soit autre chose qu’une simple chimère, nous devons être en mesure de décider démocratiquement des finalités de cette production. C’est pour cela que les anarchistes sont également de farouches partisans de la liberté politique. En d’autres termes, nous sommes non seulement communistes, mais aussi libertaires. Les communistes libertaires souhaitent abolir non seulement la propriété privée (et son corollaire, le salariat), mais aussi l’État qui, quoi qu’on en dise, a toujours permis à une minorité de privilégiés d’asseoir leur domination politique sur la majorité.

Le communisme libertaire, loin d’être une simple utopie, s’inscrit dans l’histoire de la lutte des classes comme l’une des formes d’organisation sociale et économique les plus démocratiques qui soient. Depuis plus de cent ans, des révolutionnaires ont mis cette perspective en pratique, notamment lors des insurrections en Ukraine (1921) et Espagne (1936). Dans les deux cas, les anarchistes ont procédé à la socialisation des moyens de production et à la mise en commun des terres. La propriété privée abolie, il n’y a plus de raison que subsiste l’esclavage salarié. Le travail redevenant libre et la production redirigée exclusivement vers la satisfaction des besoins humains, la réorganisation de la vie économique permet d’appliquer le principe communiste : « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins ».

Aujourd’hui encore, le communisme libertaire est à l’ordre du jour. Lorsque nous nous organisons sur des bases radicalement démocratiques, lorsque nous lançons des projets autogérés, lorsque nous remettons en cause le sacro-saint droit de propriété des boss et des proprios, lorsque nous combattons le contrôle de l’État sur nos vies, nous semons les graines du communisme et de la liberté.

Source: http://www.nefac.net/en/node/1210

Vos drapeaux me lèvent le coeur…

Et là je parle autant des drapeaux du Québec et du Canada (car ce sont les drapeaux que je vois le plus souvent). Oui vous avez le droit de fêter vos fêtes nationales et d’exhiber vos drapeaux tels des trophées de chasse, mais je ne me sens pas à l’aise dans toute cette mascarade. Un drapeau est devenu un outil de lavage de cerveau à mes yeux. Un épouvantail qui est brandit, à chaque fois qu’une supposée «menace» apparaît. Je m’explique.

Souvenez-vous du débat qu’il y a eu sur les accomodements raisonnables. Des gens sont allés jusqu’à réclamé, sur la place publique, la fermeture des frontières ! Une putain de fermeture des frontières ! La culture québécoise n’a jamais été en péril, d’aucune façon. Cette réaction était donc carrément inappropriée et digne d’un racisme et d’une xénophobie flagrante. Certaines personnes ont donc brandit le spectre de la pauvre p’tite nation menacée pour que leurs idéaux passent mieux.

Un autre exemple, plus récent. Lors de la manifestation du 22 juin, qui avait été organisée par les Coalitions Guerre à la Guerre !: Valcartier 2007 et Québec pour la paix, qui visait à dénoncer la participation militaire du Canada en Afghanistan, j’ai fait partie du contingent orange qui a marché aux côtés d’un défilé militaire, formé des soldats et soldates qui se rendront bientôt en Afghanistan. J’ai été estomaquée et choquée de voir le nombre de personnes qui nous chahutaient, en brandissant leurs drapeaux unifoliés. Ces personnes étaient tellement fières de voir défiler devant eux, 2000 soldat(e)s qui vont servir de chair à canon, afin de servir les visées impérialistes canado-américaines. C’était dégueulasse ! Avant cette manifestation, je ne comprenais pas totalement la critique qui est formulée par les libertaires, selon quoi le nationalisme est un outil qui est utilisé par les gouvernements, afin de servir le militarisme. Maintenant je comprends ! Ça ne pouvait pas être plus clair, d’ailleurs. 

Le nouveau Cause Commune disponible en ligne

Un petit message pour vous informer que le nouveau numéro de Cause commune, le journal de la NEFAC est disponible en format PDF à l’adresse suivante: http://nefac.net/files/CC15.pdf

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