Archive for juin, 2007

Un succès sur toute la ligne !

La manifestation d’hier soir, organisée par la Coalition Guerre à la guerre: Valcartier 2007 et la coalition de Québec pour la paix, fut un succès total. Près de 700 manifestant(e)s se sont réunis pour manifester leur opposition à la participation militaire canadienne en Afghanistan, dans le calme. Il n’y a eu aucun acte de violence (venant de notre camp) ni aucune casse. Les personnes ayant continué de manifester avec le contingent orange ont réussi à perturber le défilé militaire, sans l’interrompre. Nous avons pu scander nos slogans et nous faire entendre.

J’étais impliquée dans Guerre à la guerre depuis la fin mars et je suis vraiment contente et fière du travail accompli. J’ai vécu une super belle expérience militante, malgré les AG qui étaient longues et ardues. Je suis tellement contente qu’il y ait eu une manif qui a de l’allure dans cette ville si conservatrice qu’est Québec !

Alors…qui sont les violent(e)s ?

Le 93,3 (une radio-poubelle de Québec) avait décrit les manifestant(e)s de la manifestation d’hier soir comme des casseurs fous, que nous allions lancer des pierres aux familles…bref que des clichés mille une fois entendus sur les libertaires. Mais la violence n’est pas venue du camp des manifestants, mais bien de celui des supporteurs des militaires. Aucun(e) manifestant(e) n’a frappé de supporteur(e). Il n’y a eu aucune violence physique, ni de casse venant de notre camp.

Alors que du camp des supporteurs, il y a eu de la violence physique (un manifestant a été frappé à la tête sans raison apparente) et également des propos injurieux (quoique que dans ce cas, ça faisait partie de la «game»).

Je vous repose donc la question: Qui sont les violent(e)s ?

L’anarchie de A à Z: L comme liberté

Sur le plan philosophique, l’anarchisme se définit clairement et sans ambiguïté par rapport à tous les autres systèmes philosophiques: il s’oppose au principe d’autorité et lui oppose le principe de liberté.

Les principes libertaires s’appuient sur une très longue expérience vécue: celle de l’histoire humaine. L’histoire est là, en effet, pour démontrer que, partout et toujours, dans tous les temps et tous les lieux, l’autorité et la liberté se sont constamment opposées. Cette opposition permanente, on la retrouve dans toutes les branches de l’activité humaine, en politique aussi bien qu’en religion, en art aussi bien qu’en science: contre l’autorité qui prétend imposer le silence et l’immobilité, la liberté se dresse pour contester et revendiquer la parole et le mouvement. L’histoire démontre ainsi que l’autorité a toujours été l’idéal, le moteur et l’arme des gouvernements, des dominateurs, des maîtres; la liberté, l’idéal, le moteur et l’arme des gouverné-e-s, des opprimé-e-s, des esclaves.

Autorité et liberté sont, non des fictions philosophiques, mais bien des réalités vivantes de la vie des humains. Elles s’opposent en termes irréconciliables, mais ne peuvent se nier, ni s’ignorer: toute la vie des sociétés repose sur leur équilibre instable. Entre ces deux adversaires, il n’y a jamais de coexistence pacifique, mais seulement des périodes plus ou moins longues de paix armée, des trêves que viennent rompre, soit un sursaut de l’autorité (réaction), soit une offensive de la liberté (révolution). Mais cette lutte incessante que se livrent l’autorité et la liberté n’est, en définitive, que l’expression philosophique d’une réalité sociale bien définie: le combat qui dresse en permanence ceux qui subsistent contre ceux qui asservissent. Autorité et liberté deviennent ainsi les deux termes symétriques et opposés d’une unique proposition: la lutte de classe.

Peut-on supprimer toute autorité? Peut-on concevoir une liberté illimitée? L’autorité est néfaste, mais peut-on concevoir un monde sans autorité? La liberté est le but suprême des aspirations humaines, mais ne risque-t-elle pas, sans limites et sans frein, de basculer dans le chaos? En d’autres termes, l’anarchie n’est-elle pas une utopie et le combat que nous menons un mirage? Ce sont des questions embarrassantes, mais auxquelles il faut répondre.

Précisons tout de suite un point important: l’autorité dont il est question ici est celle qui s’impose à autrui par la contrainte, la violence ou la peur — et non celle qui s’impose naturellement par son rayonnement moral. Il s’agit donc de cette autorité qui, dans la société, s’exprime par la puissance et se manifeste par la domination. Quant à la liberté, il s’agit, évidemment, du droit que doit (ou devrait) avoir tout humain d’agir sans contrainte.

Le problème social que pose la dualité de l’autorité et de la liberté a été abordé par à de multiples reprises par les anarchistes. La révolte qu’inspire l’autorité illégitime n’est nullement une revendication de la liberté totale. Disons-le donc nettement, la liberté anarchiste ne saurait être celle de piétiner les fleurs d’un parc public ou, à l’extrême, de tuer son voisin si ça nous chante. À la liberté DE l’individu s’opposent la liberté, le bien et la sécurité DES individus. Ceux-ci ont donc parfaitement le droit de prendre des mesures, lorsque c’est nécessaire, afin d’empêcher de nuire ceux qui veulent nuire.

Mais alors quelle différence avec la société autoritaire? Ces différences seront au nombre de deux et capitales: le “service d’ordre” sera orienté vers la prévention et non vers la répression, comme c’est le cas actuellement; et les membres de ce service d’ordre seront nommé-e-s, non par le pouvoir, mais par les collectivités intéressées, responsables devant elles et révocables par elles.

Soyons réalistes. La société idéale est un mythe, puisqu’elle suppose la perfection. La société à construire, la société anarchiste sera un régime qui, au-delà de la démocratie et plus qu’elle, sera orienté vers la liberté. À travers des structures changeantes, parce qu’adaptables aux formes changeantes de l’évolution, elle tendra vers l’autogestion généralisée, le gouvernement de chacun par chacun, vers une perfection qui ne sera jamais atteinte intégralement. Dans la société la plus autoritaire, il existe toujours des parcelles de liberté. Dans la société libertaire, il demeurera des parcelles d’autorité, dont l’important diminuera au fur et à mesure que les humains apprendront mieux l’usage de la liberté.

Entre ces deux pôles opposés, il faut faire un choix clair et décisif: ou l’autorité avec son cortège de “grandeur” et d’esclavage; ou la liberté avec ses difficiles pratiques. Les anarchistes ont choisi la liberté.

Adapté librement du texte « Choisir la liberté » de Maurice Fayolle.

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Extrait du numéro 12 de Cause commune, journal de la NEFAC au Québec

Nous les anarchistes

Il existe un fossé immense entre ce qu’est réellement l’anarchisme et les mensonges qui y sont associés par les médias de masse, les gouvernements et les patrons. On accuse les anarchistes d’être des êtres violents , des assoifé-e-s de sang, voire même des meutriers, des poseurs de bombes et des terroristes. Il est vrai, qu’à une certaine période, certains anarchistes croyaient pouvoir changer la société par des actes individuels de terreur. Cette époque est révolue, ancienne même. Elle date du tournant du 20ième siècle, il a de cela plus de 100 ans. Il serait temps que les journalistes apprennent le scoop… L’anarchisme est un ensemble théorique et pratique servant à l’émancipation sociale de la classe ouvrière PAR la classe ouvrière(1).

On nous traîte de jeunes voyous issus tout récemment des milieux contre-culturels, quand en fait nous faisons partie d’un mouvement ayant des racines historiques, se puisant dans les idées à la fois socialistes et libertaires. Nous étions de la partie durant la Révolution Mexicaine (1910), la Révolution Russe (1917), la Guerre civile espagnole (1936), Mai 1968 (en France et ailleurs). Dans les dernières années au Québec, nous avons été sur les premières lignes de la dernière grande grève étudiante (1996), qui a regroupé des milliers de personnes voulant s’instruire gratuitement et autrement. Contre la mondialisation capitaliste, nous avons été la principale force radicale, en mesure d’inspirer tout un ensemble des gens pour qui “un autre monde est possible”.

Logement, travail, environnement, immigration, anti-racisme, égalité hommes-femmes…la liste de nos fronts de luttes semblent toujours s’allonger au fur et à mesure que les maux de la société s’aggravent. Parfois les combats sont victorieux, mais ils restent isolés, des fois mêmes inconnus. Voilà quelque chose qui fait le bonheur de la classe dirigeante, il ne faudrait surtout pas qu’il se propage l’idée que les anarchistes sont en mesure de changer les choses pour le mieux.

Nous, les anarchistes, prônons l’égalité, la liberté, la justice, la dignité humaine. On ne pense pas que tout cela tombera du ciel. Il faudra une révolution sociale. Utopistes? Certes. Mais aussi réalistes. Nous savons que nous ne ferons pas cette révolution seul-e-s. Heureusement, notre histoire et notre exprérience de lutte récente nous montre que l’ensemble des exploité-e-s et des opprimé-e-s ont intérêt à pousser dans ce sens.

Les civilisations sont mortelles. Le capitalisme aussi. Nous ne sommes donc pas condamné-es à rester enchaîné-es à ses dogmes et ses diktats. Il y a une vie après le néolibéralisme, elle mérite d’être vécue.

(1) Ici le terme classe ouvrière est employé dans son sens le plus large, dans son sens le plus significatif, c’est à dire regroupant les travailleurs-euses, les sans-emploi, les jeunes, les étudiant-e-s, etc

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Extrait de Cause Commune no 4, le journal de la NEFAC.

Marchons contre l’occupation de l’Afghanistan (22 juin)

La coalition Guerre à la guerre : Valcartier 2007 vous invite à une manifestation et à des actions de perturbation le 22 juin 2007, qui auront pour objectifs de dénoncer l’intervention militaire canadienne en Afghanistan de même que l’envoi de troupes supplémentaires.

Vendredi le 22 juin 18h30 au Musée du Québec. Manifestation et Actions de perturbation pour dénoncer le déploiement en Afghanistan, en août prochain, de 2 500 soldats du Royal 22è Régiment de l’Unité de Secteur Valcartier.

Appel à la manifestation du 22 juin

La coalition Guerre à la guerre: Valcartier 2007 vous invite à une manifestation le 22 juin 2007 qui aura pour objectif de dénoncer l’intervention militaire canadienne en Afghanistan de même que l’envoi de troupes supplémentaires. Ce jour-là, le Royal 22ème régiment des Forces armées canadiennes sera dans les rues de Québec pour sa prise d’arme qui sera suivie d’un défilé d’au revoir, devant le gratin politique canadien et québécois. Nous croyons qu’il s’agit d’une occasion exceptionnelle pour exprimer notre désaccord face à la participation canadienne à cette occupation. De plus, nous tenons à préciser que cette manifestation ne ciblera pas les soldats, mais le gouvernement fédéral et les autorités militaires canadiennes. La manifestation ayant lieu un vendredi, nous vous invitons à préparer vos agendas en conséquence. De l’hébergement dans la région pourra être fourni sur demande pour les gens de l’extérieur de Québec.

La guerre livrée en Afghanistan sous le prétexte de l’aide humanitaire n’apporte pas d’amélioration significative à la situation des Afghans et Afghanes. Motivée par des intérêts stratégiques et économiques, elle ne vise qu’à étendre le contrôle des pays occidentaux sur le Moyen-Orient. Cette guerre s’inscrit parfaitement dans la logique colonisatrice du capitalisme et des acteurs économiques qui souhaitent l’implanter aux quatre coins du monde.

Suite à l’annonce du départ de quelques 2000 militaires de la base de Valcartier, près de Québec, des personnes de différents collectifs d’action politique ont mis sur pied la coalition Guerre à la Guerre: Valcartier 2007. Cette coalition souhaite dénoncer l’intervention canadienne en Afghanistan et les visées impérialistes des puissances occidentales impliquées dans ce conflit.

Le lieu et l’heure suivront sous peu.

Ayoye…

«Le FN et l’UMP sont deux organisations réactionnaires qui dégagent un fort malaise, mais disons que ce n’était pas grand chose, comparativement à “Action Française”, parti qui prône le retour à la monarchie en France ! Oui, vous avez bien lu, la monarchie ! Près de 220 ans après la fin de la monarchie française, suite à une révolution violente, mais justifiée, des réactionnaires nous proposent, pour régler les nombreux problèmes en France, dû aux politiques de droite de Jacques Chirac entre autre, le retour d’un monarque pour diriger
la France !

Mais qu’est que l’Action Française tout premièrement ? 

L’Action Française est animée par une double préoccupation : elle entend préparer la restauration de la monarchie et, dans l’attente du retour du roi, oeuvrer pour la défense de l’intérêt national.. 

Devons-nous réellement expliquer d’avantage ce que recherche l’Action Française ?

C’est ça qui est intéressant de voir : on tente d’enterrer le communisme, le socialisme et toutes idées de gauche, mais on tente de réssuciter la monarchie ! Cette politique tyrannique que nos ancêtres se sont battus pour l’enlever du pouvoir, voilà que certaines personnes veulent la remettre à sa place d’autrefois ! N’ont-elles rien appris ? Après autant de siècles de monarchie (et encore aujourd’hui, ça perdure…), il y en a qui croient fermement à la monarchie ? Vous savez, cette idée que seule la famille “élue” avec ses proches de “sang bleu” ont le droit au pouvoir ?

Il faut dire que les choses n’ont pas vraiment changé : ce sont les mêmes tatas et bouffons au pouvoir qui répètent les mêmes âneries à journée longue. Encore aujourd’hui, c’est une poignée de personnes - avec leurs proches - qui ont les mains sur le pouvoir des pays et de leur économie, pendant que les travailleurs/euses se cassent la tête pour tenter de survivre un peu et maintenir cette “noblesse moderne” au pouvoir.» (http://reactionismwatch.blogspot.com/2007/06/la-monarchie-franaise-toujours-lordre.html)

États-Unis : Où l’on reparle du Ku Klux Klan

«Quarante trois ans après les faits, James Seale, ex-membre du Ku Klux Klan (KKK), va répondre de ses actes dans une affaire de crime raciste. Dans le sud des Etats Unis, la ségrégation, illégale, n’a pas totalement disparu des mentalités et le Klan, surfant sur la question de l’immigration, semble se refaire une jeunesse.

À 71 ans, James Seale ne terrorise plus personne. Il aurait presque l’air inoffensif depuis qu’il a abandonné sa cagoule blanche. Depuis mercredi, l’ancien policier comparaît devant la justice américaine pour enlèvements et complot dans l’affaire du meurtre de deux jeunes Noirs en 1964. Durant le procès, la Cour doit entendre la déposition de l’accusé lors de sa première arrestation, il y a 43 ans, au cours de laquelle il avait mis au défi la police fédérale de prouver sa culpabilité. C’est chose faite aujourd’hui. Déjà, en mai 2005, avait été jugée l’affaire Killen dont Alan Parker s’était inspiré dans son célèbre film : « Mississippi Burning ». 

Pourtant, cette volonté affichée de reconsidérer un passé douloureux, à travers des actions en justice, se heurte aux vieux démons de la ségrégation. Selon Mark Topok, un des responsables du Southern Poverty Law Center spécialiste de la traque des groupuscules racistes, « il y a de nombreux endroits dans le Sud profond où presque rien n’a changé même si la ségrégation n’est plus légale ». En septembre dernier à Jena (Louisiane), un lycéen noir a été molesté après s’être rendu à une fête tacitement réservée au Blancs. Les autorités locales semblaient plutôt soucieuses de minimiser cet incident et de préserver l’image de la ville : « les races ne sont pas un problème local majeur », affirmait à l’AFP Murphy McMillan, maire de Jena. A contrario, l’Union américaine des libertés civiles (ACLU) qualifie Jena (85% de Blancs et 15% de Noirs) de « baril de poudre racial ».

Pour Gérard Hugues professeur de civilisation américaine à l’Université de Nice Sophia Antipolis, « il n’y a pas de montée particulière du racisme aujourd’hui aux Etats Unis. Le racisme, latent ou affiché, existe depuis l’arrivée des premiers colons ; d’abord adressé aux autochtones et beaucoup plus tard à la population noire ». Pour lui, « l’« aura » du Ku Klux Klan, lequel reste très marginal, tient surtout aux mises en scène de l’époque ».

Ce n’est pas l’avis de l’Anti-Defamation League (ADL) qui s’inquiète de la « réapparition » du Klan et de son instrumentalisation de l’immigration qui nourrit la xénophobie. Sous l’égide de la « White pride » (fierté blanche) et des valeurs puritaines, le Klan rassemblerait, d’après l’ADL, quelques milliers de membres répartis dans une vingtaine d’Etats : le « deep south » originel (Caroline du Sud,  Alabama), mais aussi, et c’est nouveau, des Etats du nord et de la Côte est (Michigan, New Jersey). La nouvelle génération de klanistes se serait fondue dans la sous-« culture » skinhead ou néonazie, se regroupant dans des concerts de rock identitaire ou des rassemblements unitaires avec d’autres courants d’extrême-droite ; leurs activités « militantes » comprenant l’organisation de ces rassemblements, des campagnes publicitaires de recrutement, la diffusion de tracts et d’ouvrages racistes et antisémites via internet, etc. L’Empire Knights of the KKK, une des branches de l’organisation, possède même sa propre radio de propagande qui diffuse sur Internet des slogans à la gloire de la « white supremacy » (suprématie blanche).

Serait-ce que la droite ultraconservatrice américaine, qui a encore pignon sur rue à Washington et dans certains médias, aurait sans le vouloir permis à certains comportements enfouis de se décomplexer ? Seuls les esprits mal tournés y verront un lien de causalité…»

Source: http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/socit/e-docs/00/00/F3/07/document_web.phtml

Une situation insensée et scandaleuse

«La présence d’un seul anesthésiste oblige les mères à effectuer un choix difficile. Lorsque le spécialiste s’absente, comme ce sera le cas dès le 25 mai, l’établissement n’a d’autre possibilité que de fermer sa salle d’opération pour la période prévue. Cette fermeture temporaire survient une semaine sur deux.

Les cas de chirurgie et d’accouchement peuvent toutefois être transférés vers Rouyn-Noranda ou encore vers l’Ontario. La distance de déplacement, qui représente parfois plus de 100 km, et le stress additionnel font en sorte que les futures mamans choisissent une autre méthode pour accoucher, le balayage des membranes ou stripping. Cette méthode permet de déclencher d’une manière artificielle les contractions en vue d’un accouchement.

La directrice des services professionnelles au Centre de santé et des services sociaux du Lac-Témiscamingue, la Dre Annie Léger, soutient que la méthode du stripping est utilisée en dernier recours. « Ce n’est pas une alternative qu’on va nécessairement prôner. On cherche toujours à faire des accouchements dans un milieu sécuritaire, ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on demande aux patientes de se diriger vers un autre établissement pour leur accouchement », explique la directrice.

Devant ce problème, la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Johanne Morasse, dénonce les conséquences provoquées par le manque d’anesthésistes au centre hospitalier de Ville-Marie. Selon la députée, il est impensable que les futures mères aient à choisir entre être provoquées artificiellement pour accoucher ou choisir un autre établissement.
Johanne Morasse estime que le gouvernement doit investir en santé afin d’éviter que les femmes enceintes ne se retrouvent devant un tel dilemme. « D’habitude, on doit être au service du patient, et c’est non au patient d’être à la merci des disponibilités des services de médecine. C’est pourquoi, nous on crie haut et fort à l’Assemblée nationale qu’il serait désolant de ne pas utiliser les transferts fédéraux pour offrir davantage de soins de santé à la population qui en a grandement besoin », soutient la députée.

Le Centre de femmes du Témiscamingue a également réagi face à cette situation. La travailleuse communautaire Sophie Paquin croit fermement que les mères ont le droit d’avoir un service à longueur d’année afin d’accoucher dans les conditions qu’elles désirent.

Avec le départ de l’anesthésiste, à partir du 25 mai, la salle d’opération du centre hospitalier de Ville-Marie sera temporairement fermée pour une période d’une semaine.»

Source: http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2007/05/23/004-accouchement-anesthesiste.shtml

Les libéraux ont préféré des baisses d’impôts plutôt que d’aider ces femmes. Ça n’a aucun sens ! J’ai la désagréable impression que pour Charest, les hommes et les femmes résidant en région, sont des citoyens et citoyennes de seconde classe. Il a bien fallu qu’un homme meurt à Rouyn-Noranda afin qu’un service ambulancier décent soit offert. Va-t’on attendre la mort d’un bébé avant de faire quelque chose ?

 

Juste comme ça…

Saviez-vous que le député adéquiste dans Vanier est un ancien bonehead ? Ça démontre à quel point il peut y avoir des extrémistes dans ce foutu parti.

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